Connaissez-vous cette fameuse légende selon laquelle il aurait appris à jouer le blues avec le diable.
Pour rappeler un peu les circonstances, il semblerait que Robert Johnson se soit fait ridiculiser par un bluesmen célèbre de l’époque, Son House; qui lui aurait conseillé d’arrêter la guitare parce « qu’il fait fuir les gens quand il joue » ! Pourtant Robert jouait déja depuis un moment avec l’aide de Willie Brown (harmonica) et de Charlie Patton. Il décide donc de quitter la ville et n’en reviendra que deux ans plus tard après avoir été formé entre autre par Ike Zinnerman, son mentor.
Son House est abasourdi par les progrès du jeune Robert Johnson. C’est à ce moment là que la rumeur nait. Il raconte s’être perdu un soir à un carrefour, que le diable s’est présenté et lui pour lui apprendre le blues en échange de son âme. Malin le diable…
Pour ceux qui ont l’aventure dans le sang et une guitare, ça se situerait à un carrefour vers Clarksdale dans le Mississipi. Bonne chance, repassez dans le coin si vous trouvez. :-)
Une légende pour un film
Cette légende est assez excitante à vrai dire et fait pas mal fantasmer. Un film à même été consacré à Robert Johnson et une longue scène au carrefour transcrit bien l’ambiance qu’il pouvait y avoir à cette époque, où le vaudou était présent et tenace. Ce film c’est « Crossroad » (les chemins de la gloire).C’est à mon avis un pur chef d’oeuvre. Il faut dire qu’on n’a pas grand chose à se mettre sous la dent nous autres les guitaristes.
L’histoire met en scène un jeune prodige en guitare classique qui ne rêve que de blues. Il cherche à rencontrer Willie Brown (ami de Robert Johnson) pour qu’il lui apprenne un morceau blues inédit qu’aurait écrit Robert Johnson, seul morceau jamais enregistré par le maitre. Il quitte alors son école prestigieuse et termine sa route par un duel en tête à tête avec le sbire du diable, pour sauver l’âme de son nouvel ami Willie, lui même spolié de son âme par le diable en échange de son savoir sur le blues…
Mais si… Vous savez, cette fameuse scène de duel entre karaté kid et Steve Vai devant laquelle tout guitariste de plus de 18 ans élevé au métal des eighties a bavé ! Voyez chez http://www.cinemotions.com/ pour les infos du film. Régalez-vous avec la vidéo du duel contre Steve Vai.
La carrière de Robert Johnson
Robert Johnson devient autant « professionnel » qu’on peut l’être à l’époque et sa réputation s’étend. Il se voit donc proposer quelques enregistrements qui ont un certain succès. On n’a malheureusement pas beaucoup de matière sonore, en tout et pour tout 29 chansons dont la plupart ont deux versions. (soit 41 morceaux en tout)
Si vous ne connaissez par sa musique, la première écoute risque de vous décevoir, voire peut être de vous rebuter. Il y a plusieurs raisons à cela. Déjà le blues de l’époque est loin de ce qu’on a l’habitude d’entendre depuis 30 ou 40 ans. Ici point de guitares électriques ni de mastering haut de gamme. Juste une guitare acoustique reprise par un micro en ambiance. On joue, on capte et on grave en même temps. Protools n’était même pas une idée de quelquechose c’est vous dire !
Ensuite parce que le toucher de Robert Johnson est très particulier et que le son qu’il sort de sa guitare est assez spécial. C’est à l’image de son époque, brut et sans artifices. Mais tellement bon. On raconte aussi qu’il y aurait une 30ème chanson écrite par Robert, mais que le diable l’aurait gardé pour lui. (Le fameux morceau du film Crossroards) Néanmoins j’ai lu sur Wikipédia que ce morceau s’appellerait Mister Downchild et qu’il a été repris par Sonny Boy Williamson.
Discographie d’une vie trop courte
J’ai acheté le double CD Vocalion de Robert Johson il y a quelques années parce qu’Eric Clapton racontait dans un magasine que quand il était jeune il refusait d’adresser la parole à quiconque ne connaissait pas Robert Johnson !!! Les premières écoutent ont fait mal aux oreilles, ça va beaucoup mieux aujourd’hui mais c’est vraiment déstabilisant et en même temps très reposant de revenir aux sources.
Parce que c’est ça en fait Robert Johnson, la source. LE blues c’est lui. Les historiens du blues doivent certainement avoir plus de choses à dire sur les origines du blues, mais je crois en la légende du Crossroad.
Il est mort dans d’obscures circonstances en 1938 à l’âge de 27 ans, un mari jaloux aurait empoisonné une bouteille et l’aurait apporté ouverte au guitariste. Ses compagnons de l’époque l’auraient pourtant mis en garde de ne pas boire une bouteille qu’il n’avait pas ouvert lui même. Le crossroad quoi…
Il y a un petit film biographique sur Youtube. Super bien réalisé par un dénommé « glennthebull ». Je vous laisse apprécier la qualité du film et du guitariste.
Première partie
Deuxième partie
Ressources diverses
Il existe aussi ce petit documentaire où on peut entendre Son house raconter l’histoire de Robert. Vous pourrez y voir Keith Richard (rolling stones) Eric Clapton etc… C’est dire si son influence rayonne encore.
Pour aller plus loin, il y a aussi cette bande dessinée audio sur la vie Robert Johnson. C’est assez marrant comme principe: la vie d’un musicien est illustrée et les deux cd livrés avec la bd permettent d’avoir un résumé audio de la carrière de l’artiste, une sorte de best-of en images ! Vous pouvez l’acheter sur Amazon. (ceci est un lien affilié)
Robert Johnson-BD blues + 2CD.
Connaissiez-vous Robert Johnson ? Jouez-vous des reprises de Robert Johnson ? Que pensez-vous de cette légende du crossroad ? Exprimez-vous dans les commentaires et partagez sur Facebook ou parler-en sur Twitter !
You’d better come on… In my kitchen…It’s going to be raining outdoor…



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Robert Johnson est la source du blues. : a dit :
21 mai à 3:54 (UTC 1 )
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